Le Mauvais genre

Spectacle

Marie Curie Le Mauvais Genre

de Gérard Noiriel

avec Nadine Berland

Mise en scène: Michel Quidu

Vidéos: collectif Daja Installation : Martine Derrier

Production Les Petits ruisseaux en collaboration avec le collectif Daja

1. Une exposition


L'expo concernera la vie de Marie Curie, elle se composera de 5 kakemonos pour faciliter la pose et la visite.

Panneau 1 : La vie de Marie Curie

Marie Curie est née le 7 novembre 1867 à Varsovie en Pologne. Elle s'appelait alors Maria Sklodowska. Son père était professeur de mathématiques et sa mère institutrice. Elle avait 4 sœurs et un frère. Élève très brillante, elle quitta son pays pour venir venir en France car les études supérieures étaient interdites aux femmes en Pologne. Après avoir obtenu une licence de physique puis une licence de mathématiques, elle commença une thèse en physique. En 1895, elle épousa Pierre Curie, qui était physicien comme elle. Ils eurent deux filles : Irène (née en 1897) et Eve (née en 1904). Pierre et Marie Curie reçurent le prix Nobel de physique en 1903 pour leurs travaux sur le radium. La mort accidentelle de Pierre en 1906 obligea Marie à poursuivre seule leur œuvre commune. Elle obtint le prix Nobel de chimie. Souffrant d'une leucémie due à une surexposition au radium, elle mourut en 1934, à l'âge de 67 ans. Elle repose aujourd'hui au Panthéon, aux côtés de Pierre Curie.

Panneau 2 Les inventions de Marie Curie

Après des études de physique et de mathématiques, Marie Curie commença une thèse sur les rayonnements produits par l'uranium, découverts par le physicien Henri Becquerel. Avec son mari Pierre Curie, elle démontra que ces rayons étaient une propriété de l'atome et non une propriété chimique. Tous deux découvrirent deux nouveaux éléments beaucoup plus radioactifs que l'uranium : le polonium et le radium. Après la mort de son époux, Marie fut la première femme professeur à la Sorbonne. Elle dirigea l'Institut du radium à Paris (devenu aujourd'hui l'Institut Curie) où elle accueillit des chercheurs et des chercheuses du monde entier. Après avoir obtenu le prix Nobel de chimie en 1991, elle s'engagea aux côtés de la Croix Rouge pour soigner les blessés de la Première Guerre mondiale, grâce aux ambulances radiologiques qu'elle mit au point et qu'on appela les « petites Curie ».

 

Panneau 3 Le scandale de 1911

Marie Curie fut rejetée par ceux qui la détestaient parce qu'elle était étrangère. Comme à cette époque les femmes étaient exclues de la plupart des professions prestigieuses, beaucoup d'hommes refusèrent de reconnaître ses découvertes. En 1903, les physiciens français souhaitèrent que seul Pierre Curie reçoive le prix Nobel. Mais il refusa que son épouse soit privée de cette récompense qu'elle méritait tout au temps que lui. 5 ans après la mort de Pierre Curie, ceux qui haïssaient Marie Curie l'accusèrent d'entretenir une liaison avec un homme marié, Paul Langevin, qui était lui aussi un grand physicien. Certains demandèrent que Marie Curie soit renvoyée en Pologne ; ce qui était heureusement impossible car elle était devenue française depuis son mariage.

 

Panneau 4 La question de l'égalité entre les hommes et les femmes se pose encore aujourd'hui

Marie Curie s'est imposée dans le monde scientifique au début du XXe siècle, à une époque où les métiers les plus valorisés étaient uniquement occupés par des hommes. Les données rassemblées dans ce panneau montrent que les discriminations à l'égard des femmes ont certes reculé depuis un siècle, mais les inégalités demeurent dans la plupart des domaines. Depuis Marie Curie, une seule femme a obtenu le prix Nobel de physique et trois ont obtenu le prix Nobel de chimie (dont sa fille Irène Joliot-Curie).

Bien que les filles aient de meilleurs résultats scolaires dans ces matières, elles sont sous-représentées dans les professions scientifiques. Les métiers les plus prestigieux, dans la finance ou l'informatique, sont toujours accaparés par les hommes, alors que les femmes sont plus nombreuses dans les professions qui correspondent aux tâches considérées comme féminines : la santé, l'éducation, la culture. On constate que même dans les secteurs très féminisés, les métiers les plus prestigieux sont réservés aux hommes. Dans le spectacle vivant, par exemple, rares sont les femmes qui parviennent à devenir cheffes d'orchestre ou metteuses en scène.

 

Panneau 5 La question de l'identité de genre

A réaliser



2. Le spectacle épisode 2

 

Jeu : Nadine Berland

Mise en scène : Michel Quidu

Vidéo : Le collectif Daja

production et Coordination : Martine Derrier Les Petits Ruisseaux



Suite de MarieCurie3.0. On retrouve Anina d'origine rom qui devient coursier-e en vélo pour subvenir au financement de ses études. Ses collègues décident de monter un syndicat auquel elle participe avec enthousiasme. Mais qui va pouvoir les représenter ? Celui qui se propose n'est pas tout à fait dans les normes... Avec ce nouvel épisode on aborde la question du genre et la haine LGBT(qia).

Avec le partenariat de la CCAS et de la CGT. Le spectacle est écrit suite à une commande du 13 février 2018 de la CGT Aquitaine et à partir de leur DVD : « combattre les discriminations et gagner des droits pour les LGBT dans le monde du travail ».

Ce partenariat a débuté en 2017 dans toute la région Aquitaine avec la programmation de l'exposition, du spectacle : « Chocolat blues » et de nombreux débats et animations. C'est dans la continuité de cette première collaboration que nous préparons cette suite sur le thème de la lutte contre les discriminations LGBT que nous proposons dans les entreprises. Les petits Ruisseaux, le collectif DAJA la CCAS et la CGT deviennent coproducteurs de la création de l'exposition et du spectacle. Nous remercions la CCAS et la Maison familiale d'Anglet pour la résidence de création du 12 au 20 mars 2018.

Marie Curie : mauvais genre. Note de Gérard Noiriel l'auteur du texte

 

Ce nouveau spectacle est le résultat d'une collaboration entre l'association DAJA et les militants de l'UD-CGT de Gironde ainsi que de la CCAS de Bayonne depuis 2017 (tournée de Chocolat blues en Aquitaine). En 1971, lorsque le Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) avait souhaité participer au défilé du 1er mai, la CGT avait refusé en disant que l'homosexualité était «une tradition étrangère à la classe ouvrière». Les choses ont bien changé aujourd'hui, puisque la CGT est partie prenante des luttes contre les discriminations à l'égard des LGBT. Néanmoins, c'est un combat qui reste difficile à mener. La question est d'autant plus redoutable qu'au moment du débat concernant la loi sur le « mariage pour tous », les mouvements populistes ont mis en concurrence les revendications sociales qu'ils prétendaient défendre et les revendications identitaires qu'ils combattent. L'une des questions qui se posent est donc de savoir comment articuler les causes pour éviter qu'elles s'opposent.

Fidèles à notre démarche associative, plutôt que d'asséner des leçons de morale, nous avons mobilisé les ressources qu'offre le spectacle vivant pour favoriser un cheminement permettant au public de s'interroger sur ses préjugés en matière de genre. Les réactions souvent viscérales que suscitent les débats sur cette question prouvent qu'elle touche des ressorts profonds de notre identité. L'aborder avec le recul de l'histoire est un moyen d'éviter ces réactions passionnelles, tout en prenant en compte les arguments hostiles.

Ce projet s'inscrit dans le prolongement de notre précédent spectacle sur Marie Curie car les discriminations sexistes dont elle a souffert s'inscrivent dans une problématique plus vaste concernant le rapport masculin/féminin. Les journaux de l'époque l'ont parfois présentée comme « l'homme du jour », des portraits d'elles ont souligné sa « physionomie masculine ».

On retrouve Anina, l'héroïne de notre précédent spectacle. Étudiante en master d'histoire, elle gagne sa vie en travaillant comme « coursière à vélo ». Pour protester contre leurs conditions de travail, ses collègues veulent créer un syndicat. Mais les choses se gâtent quand arrive un militant « transgenre »...

 

 

LE COLLECTIF DAJA

 

La création de l’association DAJA, en 2007, a marqué l’aboutissement d’un longue période de réflexion et d’expérimentations dans le but de retisser des liens entre les trois grands pôles de la culture publique : l’art, la connaissance et l’action civique. Pendant plusieurs années, Martine Derrier et Gérard Noiriel ont animé un petit groupe de réflexion sur cette question dans le comité de préfiguration de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (CNHI), ouverte en 2006. Cette réflexion a permis la mise en œuvre d’un spectacle théâtral (co-produit par la MC93 et la CNHI) : Sale Août, écrit par Serge Valetti à partir d’un texte historique de Gérard Noiriel.

Mais en 2007, Gérard Noiriel a démissionné du conseil scientifique de la CNHI, avec 7 autres historiens, pour protester contre la mise en place du ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Nous avons alors décidé de créer le collectif DAJA pour développer nos projets en dehors de la CNHI. Ayant pu constater, in vivo, combien il était difficile de faire travailler ensemble des institutions culturelles ayant pignon sur rue, nous avons opté pour une démarche « par en bas », privilégiant de petits projets avec des partenaires réellement implantés dans les quartiers populaires, tout en tissant des liens de plus en plus nombreux avec des artistes et des chercheurs de renom, de façon à lutter contre les effets pervers du « localisme » ou de l’entre soi communautaire.

Notre pari initial était de montrer que des projets artistiques construits grâce à ce type de collaboration, et avec des moyens modestes, pouvaient trouver leur public et acquérir une certaine visibilité sur le plan national. L’objectif a été amplement atteint avec le projet sur l’histoire du clown Chocolat. La conférence-théâtrale que nous avons créée en 2009, grâce à une aide du Conseil Régional d'Île-de-France et de l’ACSE, a permis d’enclencher une dynamique culturelle qui a abouti à la création du spectacle Chocolat clown nègre, mis en scène par Marcel Bozonnet, produit par la MC d’Amiens et joué notamment aux Bouffes du Nord,.

2007-2010Mise en œuvre du projet Sale août avec La MC 93 , Serge Valletti et Patrick Pinon.

 

2009…Création de Chocolat Conférence théâtrale avec La Cité de l'Histoire de l'Immigration destinée à être tournée dans les théâtres mais aussi dans les associations, les Centres sociaux et les écoles : Chocolat. Réalisation de 50 dates en tournée.
Mise en place d'un projet sur 3 ans à partir du livre source
Cette France-là qui aboutira en 2011 à la création de « Allons Z'en France »

2010 création de :

Gloups la petite forme jeune public de « Chocolat »

Le Massacre des Italiens avec une compagnie marseillaise : Manifeste-Rien,

 



La pomme et le couteau sur le massacre du 17 octobre 61 avec la Ville de Nanterre l'association : « Les oranges » et Le Théâtre des Quartiers d'Ivry, mis en scène d'Adel Hakim,

En sortir  avec l'aide de la Maison des Métallos, le Théâtre du Détour de Chartres, le Théâtre de Poche, Itinéraires singuliers à Dijon.

2011 création de Allons Z'en France avec Le Wip de la Villette et la Fondation de France. Tournée avec Migrants-scène.

2012 mise en œuvre du projet Chocolat Clown nègre avec la MC d'Amiens , la compagnies les comédiens voyageurs dirigée par Marcel Bozonnet. Accompagnement du projet auprès des associations et des élèves de lycées avec un seul en scène théâtral : Chocolat blues

Mise en place d'un partenariat avec le Centre National de Liaison des Régies de quartier. Création de deux expositions itinérantes : L'histoire de l'immigration et L'histoire du peuplement des quartiers populaires.

Fin 2012 Parallèlement implantation dans le quartier Pierre et Marie Curie à Ivry-sur-Seine. Réalisation d'une enquête sur la mémoire du quartier financée par le Conseil scientifique de la Ville et création d'une conférence théâtrale : Marie Curie Femme en soufFrance parlant des discriminations sexistes que cette grande savante a subies

2013-2014-2015-2016 tournée de Chocolat blues, de Marie Curie Femme en soufFrance, du Massacre des Italiens. Mise en place d'un partenariat avec les archives départementales du Val-de-Marne et le service citoyenneté de la Région Ile-de-France.

 

2013-2015 Sifflons, chantons la Marseillaise avec l'aide sur 3 ans du Conseil Régional en Ile-de-France. Création d'un spectacle et d'un film suite à des interventions dans un lycée et plusieurs centres sociaux de la région sur le thème des symboles nationaux. Tournée

 

2014-2015 Création Les citoyens de la forêt sur la demande de la Ligue de l'enseignement de Paris et tournée

 

2016 Exposition On l'appelait Chocolat sur les trace d'un artiste sans nom à la Maison des Métallos avec les sketches de Foottit et Chocolat joué par Michel Quidu et Gora Diakhaté. Reprise du spectacle et adaptation pour les théâtres.

 

2017 Tournée des spectacles Chococolat Blues et de l'exposition : On l'appelait Chocolat. Participation au Festival d'Avignon.Résidence pour la création de Marie Curie3.0

 

2 0 1 8 Création de MarieCurie3.0 et du Mauvais genre. Mise en place du projet Conférence gesticulées à partir du livre de Gérard Noiriel : Une histoire populaire de la France. Première de la série : On a raison de se révolter

 

 

GERARD NOIRIEL

 

Auteur, historien, chercheur en sciences sociales

 

Historien et directeur d’études à l’EHESS, a notamment travaillé sur l’articulation de l’immigration, de la nation et des sentiments xénophobes. Parmi de nombreux livres : Les Fils maudits de la République (Fayard, 2005), À quoi sert « l’identité nationale » (Agone, 2007) et Histoire, théâtre et politique (Agone, 2009). Il préside le collectif Daja. Il a créé en 2009 une conférence-spectacle sur Chocolat et récemment il est l'auteur de Chocolat clown nègre monté par Marcel Bozonnet.

 

Chocolat, la véritable histoire d'un homme sans nom, Bayard, 206

Théâtre, histoire et politique, Agone, 2009

Théâtre (I). Reconnaissance frauduleuse (Une tragédie coloniale), Daja, 2017

Théâtre (II), Seuls en scène (contre les discriminations)

 

MARTINE DERRIER

 

Régie, images, production, dispositif scénique , affiche, répliques sur scène.

 

Gestionnaire issue d'un DESS Paris-Dauphine, elle dirige les associations Les Petits Ruisseaux, bureau de théâtre et le collectif DAJA. Elle est titulaire d'un diplôme des Beaux-arts et bénéficie d'une bonne formation et expérience en théâtre.

Elle met à votre disposition une fiche technique, vérifie avec vous une date possible, rédige les contrats, élabore les devis. Pour ce spectacle elle assure la régie technique.

 

 

MICHEL QUIDU

Mise en scène, direction d'acteur

Il croise au cours de sa formation des personnalités aussi diverses que Claude Régy, Jean-Claude Fall, Charles Tordjmann, Jean-Claude Perrin, Jean-Pierre Rossfelder, Elisabeth Chailloux, Adel Hakim, … Il a travaillé comme comédien sous la direction de Jean-Luc Terrade (Les Caprices de Marianne, Architruc…), Jean-Louis Jacopin, Olivier Werner (Les Revenants), mais aussi Sylvain Maurice (Le Précepteur, Un Fils de Notre Temps, Don Juan Revient de Guerrre...), Jean-Marie Doat (Cendre de Cailloux, L'Enfant), Jacques David (Premier Amour, La Petite dans la Forêt Profonde), Guy Delamotte (l'Affiche), Eva Vallejo (La Mastication des Morts), Urszula Mikos (Trio 2014), En 2014 , met en scène "Ce que j'appelle oubli" de L. Mauvignier..Il a travaillé avec le collectif Daja et Adel Hakim en 2010 pour une lecture spectacle de “La pomme et le couteau” de Aziz Chouaki d'après Jean-Luc Enaudi et Gérard Noiriel. ll a également été assistant de Georges Aperghis sur « Conversations » et « Tour de Babel-Détails ». Il enregistre de nombreux rôles dans des fictions et pièces de France Culture( Myron Meerson, C-B Sugy, Etienne Valesse, Georges Peyrou...), France Inter.



NADINE BERLAND

Comédienne



Elle a commencé à travailler avec ses anciens professeurs de l’Ecole Nationale des Arts et techniques du théâtre, Jean-Christian Grinevald, Mehmet Ulusoy et Jean-Louis Jacopin.
Travaille sur le répertoire contemporain avec la compagnie Folle Pensée de Roland Fichet, Michel Cerda, Nicolas Thibault, Robert Cantarella.
Rencontre le théâtre musical avec la compagnie de l’Interlude Eva Vallejo et Bruno Soulier, la création collective avec Julie Bérès. .
Collabore depuis de nombreuses années avec Sylvain Maurice sur Shakespeare, Sénèque, Horvath, Ibsen etc... ils ont créé ensemble ces dernières années des spectacles de marionnettes .

Depuis 2011 avec sa compagnie de théâtre Les Tardigrades elle crée les Les trésors du bord de mer, Histoire sur le dos du poulpe, Ostréa Mundiet les Crapauphiles.

Pour la compagnie du Rouge Gorge, elle collabore à la mise en scène de Trompette, le petit éléphant en 2011,  Un Dodo bien dodu en 2013 et Noisette, le petit Roi de la forêt en 2015

 

Avec le soutien de la Ville de Paris , de la DILCRAH et de la Ville d'Ivry-sur-Seine, de la CCAS et de la CGT.

 

 

 

Prendre contact avec Martine Derrier

Les Petits Ruisseaux

01 49 59 93 69

06 81 13 69 68

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

renseignements complémentaires sur les sites : www.lespetitsruisseaux.com, www.daja.fr